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Exporter en France en 8 leçons

Le 22 septembre, une vingtaine d’entreprises bruxelloises a pris le train pour Paris, direction les Brussels Days! Après Milan, New-York, Berlin ou encore Tokyo, c’était donc à la Ville Lumière d’accueillir nos entreprises désireuses de saisir toutes les opportunités d’un nouveau marché. Quelles leçons en tirer?

Chaque année, la Région de Bruxelles-Capitale part en mission « séduction » de grandes métropoles pendant 3 jours. La France, avec ses 67 millions d’habitants, est la sixième économie mondiale et la deuxième économie européenne après l’Allemagne. Une croissance de 6% est prévue en 2021… Comment se dessine le marché français post-COVID ? Quelles sont les règles à observer ? Les créneaux à exploiter ? Les pièges à éviter ? Suivez le guide !

Comment se faire une place de choix sur le marché français 

 

La réponse avec François De Vrije, notre Attaché Économique et Commercial à Paris

1. GÉOGRAPHIE – Quels sont les avantages à faire affaire avec un pays transfrontalier ?

François De Vrije: La proximité géographique permet des déplacements plus faciles et réguliers pour prospecter le marché et rencontrer des éventuels partenaires / prospects / clients. Les nouvelles technologies et manières de travailler suite à la crise sanitaire ne doivent pas faire oublier l’importance du relationnel pour les affaires. La reprise enthousiaste des salons en présentiel en est la preuve.

Plus que l’avantage d’être un pays transfrontalier, l’avantage de partager une langue commune est non négligeable. Les Français préfèrent faire des affaires dans leur langue. Et les entreprises belges ont généralement bonne réputation auprès des Français. 

2. CULTURE – Le climat socio-culturel en France est-il différent qu’en Belgique ? À quoi faut-il faire attention ?

FDV: La Belgique et la France se rejoignent sur beaucoup d’aspects culturels et sociétaux. Le monde des affaires français est cependant généralement plus formel et hiérarchisé qu’en Belgique. Le tutoiement n’est pas de rigueur, sauf dans l’univers des start-ups, beaucoup plus tourné vers la culture anglosaxonne.

De façon générale, la prise de décision est assez lente, du fait de nombreuses procédures dans les processus de décision et de la hiérarchisation poussée des entreprises.Les déjeuners d’affaires sont habituels et durent plus longtemps qu’un « business lunch » anglosaxon. On prend le temps de connaitre son interlocuteur, et même s’il n’est pas question de mélanger vie privée et vie professionnelle, l’établissement d’une relation de confiance est primordial.

La crise a en revanche accentué l’accent mis sur le local et le « made in France », ce qui peut présenter un obstacle pour nos exportateurs.  

3. SECTEUR – Quel(s) service(s)/produit(s) proposer?

François De Vrije : De façon générale, la France est un grand marché mature, avec de nombreuses opportunités dans tous les domaines, même si la concurrence tant locale qu’internationale est très forte. Les secteurs en croissance en 2021 sont la medtech, le bien-être, le développement durable, l’économie circulaire, la silver économie, le transport & la logistique (portés par l’e-commerce), et le domaine de la décoration et du design.

Des secteurs traditionnels comme l’alimentaire et la construction offrent en outre toujours de nombreuses opportunités. Tout ce qui touche au nouvelles technologies, à la digitalisation, au numérique sont également des secteurs en forte croissance.  

4. COVID – Cette liste a-t-elle changé avec la crise?

FDV: Absolument. Si tous les secteurs n’ont pas été affectés de la même manière par la crise, ceux ayant su profiter de la digitalisation ont pu tirer leur épingle du jeu. C’est le cas du domaine de l’e-santé bien sûr, mais aussi de toutes les sociétés qui avaient une stratégie e-commerce efficace.

D’autres secteurs sont en croissance, la crise ayant engendré de nouveaux besoins: besoin d’authenticité, de consommation responsable et locale, de prendre soin de soi-même et de sa santé physique et mentale, etc.

La digitalisation de l’économie est un mouvement en marche, qui a enregistré une accélération avec la crise et qui est là pour durer. L’autre volet, lié aux aspects plus personnels, est peut-être plus temporaire. Les tendances seront à surveiller dans les mois à venir.

5. PROSPECTION – Par où commencer sa prospection du maché français?

FDV: Le plus important avant de prospecter le marché français est surtout de bien préparer son approche du marché : quelles sont les stratégies de ventes possibles, directes ou indirectes ? De quel budget je dispose pour effectuer la prospection et le marketing de mes produits et services, participer à des salons, etc. ? Où se situent mes produits et/ou services par rapport à la concurrence en termes de prix, de positionnement, de service après-vente…? Comment me différencier pour susciter l’intérêt ?

Un grand nombre de questions doivent être clarifiées avant de se lancer dans la prospection, pour éviter de perdre du temps et de commettre des erreurs qui pourraient être compliquées à corriger par la suite.

6. LOCALISATION – Dans quelle région s’implanter?

FDV: L’Ile-de-France représente 1/3 de l’économie de la France et reste le centre décisionnel dans beaucoup de domaines, la France étant un pays fort centralisé. Cependant, le Nord de la France est probablement une région plus facile d’approche pour un néo-exportateur.

Il faut parfois opter pour une approche régionale en se développant petit à petit ou en choisissant des partenaires régionaux. De nombreuses grandes villes dynamiques présentent des opportunités, telles que Lyon, Bordeaux, Nantes, etc.

7. CRÉATION – Quelles sont les démarches pour créer son entreprise?

FDV: Les démarches et types de sociétés sont fort similaires en France et en Belgique. Les SA et SARL sont fort répandues et certaines autres formes peuvent présenter des avantages comme les SAS par exemple. À noter que, contrairement à la Belgique, il ne faut pas faire appel à un notaire.

8. SUBSIDES – Quelles sont les aides disponibles pour mon projet d’exportation?

FDV: Bruxelles Economie Emploi offre divers subsides pour l’exportation: prime pour exposer à un salon professionnel, pour recruter un responsable export, pour voyage de prospection (pour les start-ups de moins de 4 ans)…

En France, il existe des aides pour l’implantation mais qui dépendent du type de projet et de la région d’implantation.  

Envie de vous lancer à la conquête du marché français? Prenez contact avec François!

François de Vrije (BRU)

Attaché économique et commercial | France (Paris - Monaco - Territoires d'Outre-Mer)

+33 1 44 09 94 15

AMBASSADE DE BELGIQUE
9 Rue de Tilsitt
F-75017 Paris

paris@hub.brussels

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