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Exporter après le COVID-19: nos conseils pour le marché français

Exporter après le COVID-19: nos conseils pour le marché français

L’économie bruxelloise se remet doucement de la crise du coronavirus. Les exportations, pratiquement à l’arrêt, ont été lourdement impactées. Quand le bon moment sera-t-il venu de relancer les échanges commerciaux avec l’étranger? Quels sont aujourd’hui les difficultés, les défis et les opportunités pour les entrepreneurs bruxellois?

Nous avons posé ces questions à Marie Vanaerde, Attachée Commerciale pour hub.brussels à Lille et Nathalie Stefanovic, Area Manager export en Europe chez hub.brussels. Nous avons également recueilli le point de vue de Christophe Harou, co-fondateur de Generous, une biscuiterie bruxelloise d’envergure internationale. La demande croissante de nombreux (nouveaux) clients à la recherche de produits locaux, de qualité et durables correspond parfaitement à son modèle d’entreprise. Ainsi qu’à la vision et à l’approche de hub.brussels!

Interview avec Nathalie Stefanovic, Marie Vanaerde et Christophe Harou

Avez-vous des astuces ou des conseils pour les entreprises qui veulent aujourd’hui relancer leurs activités d’exportation?

Marie Vanaerde (hub.brussels): Tout d’abord, mieux vaut s’informer avant d’entreprendre quoi que ce soit. Il y a actuellement encore de nombreux obstacles et difficultés pour les entrepreneurs qui veulent à nouveau exporter. Les mesures gouvernementales pour le redémarrage ne sont pas les mêmes en France et en Belgique. Cela pose par exemple des problèmes pour la vie économique dans la région frontalière, notamment pour les ouvriers ou les employés belges qui travaillent en France ou pour les indépendants et les intérimaires qui n’ont pas de contrat avec leur donneur d’ordre de l’autre côté de la frontière. Il y a aussi des problèmes en matière de fiscalité pour le télétravail, etc. 

Deuxièmement, je conseillerais aux entreprises de bien s’informer sur la situation financière de leur client ou distributeur afin de s’assurer que celle-ci soit saine

Mon troisième conseil : investir dans la digitalisation de son entreprise, aussi bien pour les contacts avec les clients que pour la vente en ligne. Dans le nord de la France aussi, l’e-commerce a connu une très forte augmentation au cours de la période de confinement. Les boutiques en ligne belges exportent 25 % de leurs ventes et la France est la destination numéro un, avec 28 % des ventes en ligne à l’étranger.

Y a-t-il de bons arguments pour déjà reprendre les exportations?

Marie Vanaerde: En France, des plans de relance sont sur la table pour encourager la consommation et les investissements dès le lendemain de la crise du COVID-19. Les Français ont épargné quelque 80 milliards d’euros ces derniers mois. La levée des restrictions posées en raison du coronavirus est crucial pour de nombreux secteurs comme l’alimentation, le tourisme ou encore la construction.

La région Hauts-de-France est traditionnellement un véritable carrefour économique et le commerce avec la Belgique est un moteur important pour toute la région: la Belgique est en effet le principal fournisseur et client de la région, aussi bien pour les importations que les exportations. Il ne faut donc pas sous-estimer les relations commerciales entre ces deux pays. Le nord de la France est en outre un marché test intéressant pour les exportateurs bruxellois, en raison de la proximité et de la langue. L’attrait pour les produits belges et bruxellois est réel.

Voyez-vous des défis importants lors du redémarrage des exportations ?

Marie Vanaerde: Ce qui a surtout changé, c’est la digitalisation des contacts et des échanges. L’e-commerce va devenir incontournable à long terme pour de nombreux commerçants. Je m’attends aussi à des changements dans le comportement des consommateurs. L’offre devra donc être adaptée à la demande. Enfin, il est nécessaire de regagner la confiance du client en tenant compte autant que possible des nouvelles mesures en matière de santé et de sécurité.

Comment les Attachés Commerciaux et les Area Managers de hub.brussels anticipent-ils l’évolution de la situation des exportations pendant et après la crise du coronavirus?

Marie Vanaerde: Nous recevons aujourd’hui de nombreuses questions de la part d’entreprises bruxelloises à propos de la logistique, du financement, des mesures gouvernementales ou encore de la prospection. Nous accompagnons chaque exportateur de manière individuelle et lui fournissons des informations sur mesure.

Nathalie Stefanovic: Les Area Managers travaillent actuellement à l’élaboration de solutions communes et d’alternatives, telles que des webinaires, des missions virtuelles et des journées de contact. Elles vont permettre aux entreprises de se réunir autour de différentes thématiques afin d’établir et d’entretenir des contacts internationaux sans devoir investir trop de moyens. Nous réfléchissons également à de nouvelles pistes pour les salons professionnels qui ont été annulés et à la façon dont nous pourrions organiser un stand commun en toute sécurité. Notamment pour le SIAL, le salon international de l’alimentation à Paris, qui est prévu en octobre.

Generous: la biscuiterie bruxelloise est de retour dans la capitale belge

Christophe Harou est le co-fondateur de Generous, une biscuiterie artisanale à Bruxelles. Son entreprise a été lourdement touchée par la crise du coronavirus et les mesures qui ont été prises. Les exportations, qui représentent 40 % de son chiffre d’affaires, ont été frappées de plein fouet. Depuis, les activités reprennent peu à peu…

Comment avez-vous fait pour poursuivre vos activités au cours de ces dernières semaines? Avez-vous continué à produire et à exporter durant toute cette période?

Christophe Harou: Nous avons suspendu notre production pendant environ deux semaines. Les ventes et les exportations ont encaissé de fortes baisses. De nombreuses commandes ont été annulées du fait que la plupart de nos clients-commerçants ont dû fermer leurs portes. Il en est de même pour les exportations vers l’Espagne et surtout la France, qui ont été entièrement à l’arrêt. Nous importons par ailleurs des ingrédients de fournisseurs en Lombardie, qui a été l’épicentre de l’épidémie en Italie. Nous avions malgré tout des contacts réguliers avec eux et les livraisons ont heureusement pu se poursuivre comme prévu.

Qu’avez-vous appris de cette crise?

Christophe Harou: Avril a été un mois très difficile. L’incertitude et le flou autour de la durée des mesures prises ont suscité beaucoup d’inquiétudes. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes restés les bras croisés pour autant. Nous avons essayé de nous adapter au contexte évoluant en permanence. 

La crise nous a obligés à nous réorganiser et à nous réinventer en très peu de temps: mise en place du télétravail et des vidéoconférences, réalisation d’un plus grand nombre de tâches avec une équipe restreinte, port du masque, respect des règles de distance physique, etc. Mais il faut avouer que les directives et les mesures des autorités nous ont toujours été communiquées clairement et correctement, que ce soit de la part de hub.brussels, du secrétariat social, etc.

Comment se passe la reprise de vos activités à présent?

Christophe Harou: Les activités reprennent doucement. Nous avons recommencé à produire à petite échelle. Une partie du personnel n’est plus en chômage économique. Le commerce avec l’Espagne, qui avait cessé brusquement, est le premier à reprendre. La Suisse redémarre progressivement ses activités. Mais les exportations en France, qui est notre principal client à l’étranger, restent très problématiques. Je suis toutefois de nature optimiste: en tant qu’entreprise, nous devons anticiper de nouveaux défis tels que la digitalisation ou un autre type de contact avec les clients. Je vois aussi apparaître des changements dans les habitudes de consommation. Peut-être le consommateur veut-il dorénavant dépenser plus pour des produits locaux, de qualité et respectueux de l’homme et de l’environnement? Ce serait une bonne nouvelle pour Generous, car cela correspond parfaitement à notre philosophie!

Exporter vers l'Europe? Contactez Nathalie et Thomas!

Nathalie Stefanovic

Area Manager Royaume-Uni, France, Scandinavie, PECO

T. +32 2 800 40 74

Thomas Dupan

Area Manager Europe centrale

T. +32 2 800 40 09

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