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Bruxelles et la chocolaterie

Bruxelles et la chocolaterie

Bonne (ou mauvaise) nouvelle pour les « sweet tooth » ; le chocolat est définitivement dans la place en cette période de fêtes. Il s’invite au détour d’une rue pavée, s’expose derrière des vitrines élégantes, se décline en créations toujours plus audacieuses. Pour le visiteur, c’est une tentation permanente ; pour la ville, c’est bien plus qu’une gourmandise. Car derrière cette tradition festive se cache aussi un secteur économique dynamique.

Entre héritage gourmand et réalité économique, Bruxelles confirme aujourd’hui son statut de véritable happy place pour les amateurs de douceurs cacaotées. Entre 2019 et 2025, le chocolat et ses produits dérivés montrent en effet une remarquable stabilité au niveau local, tout en affichant une forte croissance des exportations, preuve de l’attrait international du savoir-faire belge. En 2025, Bruxelles compte ainsi 2 chocolateries de plus qu’en 2019, 195 au total.

Cette stabilité témoigne aussi de la résilience du secteur, confronté ces dernières années à plusieurs défis : crise sanitaire, hausse des loyers commerciaux et flambée du prix du cacao.

1 300 emplois à Bruxelles

Le secteur du chocolat représente également un volume d’emploi significatif dans la capitale. Selon les données de l’ONSS, il totalisait 1 361 équivalents temps plein en 2023 dans les unités d’implantation situées en Région de Bruxelles-Capitale.

Comme de nombreux secteurs liés à l’alimentation et au commerce, l’activité a été fortement impactée par la crise sanitaire. En 2020, le nombre d’emplois chute à 1 131 ETP, contre plus de 1 550 ETP en 2018.

Depuis, le secteur se redresse progressivement et se rapproche de son niveau d’avant-crise.

La majorité des emplois se concentre dans deux segments :

  • l’industrie manufacturière (fabrication de chocolat et confiseries)
  • le commerce de détail spécialisé, notamment les chocolateries.

Un secteur porté par le tourisme

Sans surprise, le secteur reste fortement soutenu par le tourisme. Si l’on retrouve des chocolatiers sur l’ensemble du territoire bruxellois — les Belges étant eux-mêmes de grands amateurs de chocolat [1] — la majorité des boutiques se concentre dans le Pentagone, notamment autour de la Grand-Place, des Galeries Saint-Hubert et du centre historique, qui concentrent à eux seuls environ 70 points de vente.

On observe toutefois une forte rotation du marché, notamment en raison du covid. Entre 2019 et 2022, on observait 32 ouvertures et 35 fermetures (bilan = -3) et entre 2022 et 2025, 52 ouvertures contre 47 fermetures (+5).

[1] Selon une étude réalisée par le bureau de recherche InSites Consulting à la demande de la marque Côte d’or (Mondelez), 91% des Belges mangent du chocolat au moins une fois par mois et 73% d’entre eux ont toujours du chocolat à la maison ((2018, p3 ;6).

Top 5 des marques les plus présentes

Le paysage du chocolat bruxellois reste dominé par quelques grandes maisons belges. Leonidas et Neuhaus occupent une place centrale, représentant à elles seules un tiers (33,8%) des points de vente.

D’autres chocolatiers ont choisi une présence plus ciblée et haut de gamme, à l’image de Mary, Elisabeth ou Pierre Marcolini.

Parallèlement, certaines enseignes orientées vers la clientèle touristique, comme La Belgique Gourmande ou Gourmet, se concentrent principalement dans les zones les plus fréquentées du centre.

Des exportations en forte croissance

À l’échelle belge, la filière chocolat confirme également sa bonne santé. Selon la fédération sectorielle Choprabisco, la valeur de la production de chocolat en Belgique a augmenté de 90 % entre 2016 et 2024, sur base des données TVA de Statbel.

Cette croissance reflète l’attrait durable du chocolat belge sur les marchés internationaux et la capacité du secteur à se positionner sur des produits à forte valeur ajoutée.

Le dynamisme du secteur se reflète également dans les performances à l’export.

En 2025, elles atteignent 196 millions d’euros, soit environ 3,5 % des exportations belges totales dans cette catégorie.

Les exportations bruxelloises se concentrent principalement sur :

  • « pâtes à tartiner contenant du cacao » : 82,9 millions €
  • « chocolat et produits à base de chocolat sous forme de chocolats, fourrés ou non, ne contenant pas d’alcool » : 60 millions €
  • « chocolat et autres préparations contenant du cacao, en blocs, tablettes ou barres de <= 2 kg, fourrés » : 22,7 millions €
  • « chocolat et produits chocolatés, fourrés (à l’exclusion des blocs, tablettes ou barres et des chocolats) » : 12,8 millions €

Ces chiffres confirment l’importance de Bruxelles dans la valorisation internationale des produits chocolatés belges, largement reconnus pour leur qualité et leur savoir-faire.

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