Missions princières : les back stages!

Missions princières : les back stages!

Du 16 au 23 février s’envolera pour le Mexique une large délégation d’entrepreneurs, emmenés par S.A.R la Princesse Astrid, hub.brussels et ses pendants flamand et wallon, FIT et l’AWEX. On en profite pour vous faire visiter les coulisses d’une mission princière, avec Ghislain Breydel, Area Manager chez hub.brussels. Suivez le guide… 

Diplômé en droit, Ghislain a occupé la fonction de Project manager au sein de Bruxelles Invest & Export pendant 5 ans. Depuis 2016, il est Area Manager pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient et coordonne les événements, missions et actions y afférant. En novembre dernier, il a orchestré au Maroc une mission princière à l’ampleur inédite : 470 participants belges, parmi lesquels 110 entrepreneurs bruxellois, se sont rendus à Casablanca, Rabat et Tanger pour y rencontrer des décideurs marocains aussi bien du secteur public que privé.

Comment se déroule une mission princière?

G.B. : Les missions suivent généralement un canevas assez similaire. Une délégation, composée des ministres concerné.e.s et des entreprises participantes, part pour un séjour de 3 à 5 jours dans le pays hôte. Celui-ci est ponctué de cérémonies de signatures et d’accords bilatéraux, ainsi que de réunions lors desquelles nos ministres et S.A.R. la princesse Astrid rencontrent leurs homologues étrangers.

De leur côté, les entreprises participantes sont invitées à assister à une série de séminaires thématiques, qui sont généralement suivis de moments de networking très appréciés, car ils permettent d’échanger entre entrepreneurs belges et locaux – et parfois avec les ministres – de façon moins formelle.

Qui se charge de leur organisation?

G.B. : C’est aux organismes de commerce des trois régions de créer un programme collectif, en coordination avec le SPF Affaires étrangères et l’Agence pour le commerce extérieur. hub.brussels travaille pour ce faire en collaboration étroite avec FIT et l’AWEX, ses pendants flamand et wallon. Chaque région liste ses secteurs de prédilection pour la destination, après quoi nous établissons un programme cohérent et porteur.

Les domaines d’expertise sont-ils communs aux trois Régions?

G.B. :Chaque Région possède ses propres domaines d’expertise. Ces domaines varient en fonction des pays visités lors des missions.

Par exemple, à l’occasion de cette mission au Maroc,  la Wallonie a axé son programme sur les secteurs des mines et de l’énergie, et la Flandre sur ceux de la logistique et de la chimie. Bruxelles a pour sa part une expertise à faire valoir dans le secteur de la construction, et plus précisément de la construction durable.

Mais la particularité de Bruxelles est surtout de se pencher sur le secteur tertiaire, dit de services. La part bruxelloise représente 25,5 % des exportations belges de services. Il comprend les services liés au secteur de la construction, tels que les bureaux d’étude ou d’architectes, mais aussi ceux relevant des secteurs juridique et financier. En tant que capitale de l’Europe, Bruxelles est une destination de premier plan pour les entreprises étrangères souhaitant pénétrer les marchés européens. Par exemple, tout bureau d’avocat spécialisé en commerce international et concurrence se doit d’être présent à Bruxelles. Nous promouvons également Bruxelles comme centre d’arbitrage international.

Toute entreprise bruxelloise peut-elle prendre part à une mission?

G.B. : Tout à fait, et ce quel que soit son domaine d’expertise. Les seules conditions sont d’avoir un numéro d’entreprise et d’être basée à Bruxelles. Nos missions sont souvent plurisectorielles, et les thématiques définies en fonction des opportunités dans le pays. Le programme n’est néanmoins pas une fin en soi : si un ou une entrepreneur.e souhaite exporter dans un pays comme le Maroc, mais ne se retrouve pas dans les secteurs mis en avant lors de la mission, nous tâchons de lui organiser des rendez-vous B2B personnalisés dans son propre domaine d’activité.

Quel est le processus d’inscription?

G.B. : La personne intéressée par la mission doit d’abord remplir un « company profile », qui demande un bref résumé de ce que son entreprise propose, les contacts qu’elle souhaite rencontrer sur place et pourquoi elle souhaite participer à la mission. Nous prenons ensuite contact avec elle et analysons ensemble son profil afin de pouvoir proposer un programme sur mesure, en fonction de ses desiderata.

Que gagne-t-on à participer à une mission princière?

G.B. : Les bénéfices que retirent les entreprises qui participent à une mission s’étendent bien au-delà de la simple participation à cette dernière. Tout d’abord, les missions princières (deux par an) bénéficient d’une large couverture médiatique et mettent dès lors sous le feu des projecteurs les entreprises qui y participent.

Ensuite, n’oublions pas que l’objectif de la mission est de nouer des contacts avec les entreprises sur place. La chose est rendue possible par le biais de divers rendez-vous B2B sur mesure, organisés en amont par nos équipes à Bruxelles et sur place.

Enfin, ces missions permettent d’entrer dans la base de données de hub et de bénéficier de l’ensemble de nos services. En amont de chaque mission, les entreprises sont contactées par nos équipes, qui en dressent un portrait détaillé. Sur cette base, nous sommes en mesure de trouver des prospects sur place en adéquation avec leur core business, mais aussi de les tenir au courant de toute autre mission ou événement en rapport avec leurs centres d’intérêt.

Toute mission se solde-t-elle de facto par un partenariat?

G.B. : La mission au Maroc a été l’occasion de la signatures de nombreux contrats. Ça a été le cas pour NIXXIS (IT dans les télécoms), la SABCA (aéronautique), 2 bureaux d’architecte (Fast Forward Architects et Atelier Espace Architectural Marc Somers). De même, ACTIRIS a signé un partenariat avec son homologue marocain (ANAPEC) à cette occasion.

Les retombées d’une mission sont néanmoins difficiles à estimer, en ce qu’elles sont propres à chaque entreprise. Il faut tenir compte de ce que l’entreprise vient chercher lorsqu’elle s’inscrit pour une mission, et des contacts qu’elle noue sur place. Ainsi, une entreprise peut très bien décider de partir en mission pour avoir une vue générale du marché du pays hôte, sans nécessairement chercher à nouer de partenariats dans l’immédiat. De même, une entreprise peut participer au programme général de mission mais gérer elle-même ses rendez-vous B2B. Les contacts initiés à l’occasion d’une mission économique peuvent se concrétiser des mois, voire des années plus tard. Nous avons régulièrement des retours de participants aux missions qui nous disent que, de fil en aiguille, ces contacts – notamment entre belges – ont permis de développer des projets à l’international.

En quoi consiste un rendez-vous B2B ?

G.B. : En amont de la mission, l’entreprise peut, à la demande, se voir proposer un programme sur mesure par nos équipes. Il lui suffit d’indiquer le type d’entreprise avec lesquelles elle souhaite échanger, et nous tâchons d’organiser cette rencontre par le biais de notre Attaché Économique et Commercial sur place. Un programme est ensuite réalisé sur base de ces rendez-vous et des séminaires et éventuels événements auxquels l’entreprise souhaite participer. Les rendez-vous B2B ont souvent lieu dans les hôtels dans lesquels résident la délégation. Ils peuvent être réalisés en one-to-one, ou en groupe, si plusieurs entreprises souhaitent traiter des mêmes sujets.

La mission au Maroc a été un véritable challenge, de par son ampleur. Il s’agissait en effet de pouvoir proposer à chacun des 110 participants un programme personnalisé, avec des rencontres dans leurs domaines d’expertise, parfois très précis.

Combien ça coûte, de participer à une mission princière?

G.B. :Il est demandé aux participants de prendre en charge les frais d’inscription, de voyage et d’hôtel. Des subsides sont néanmoins proposés par Bruxelles Economie et Emploi, à condition de remplir aux critères définis. Ils couvrent notamment une partie des frais de voyage et de séjour. Les coûts d’inscription s’élèvent à 100 € pour les PME et 300 € pour les « grandes » entreprises. Une fois sur place, l’entreprise est en revanche entièrement prise en charge : catering lors des activités de networking, trajets, séminaires, visites… Un genre de all-in, ponctué de rendez-vous.

hub.brussels se fait donc aussi un peu agence de voyage ?

G.B. : Il est vrai que nous réglons pour les entreprises participantes la question de l’hôtel et des vols, par souci d’organisation : bus entre l’aéroport et l’hôtel, entre celui-ci et les lieux de séminaires, … Nous ne faisons néanmoins pas tout pour les entreprises ; nous créons un contexte favorable aux opportunités d’affaires et invitons nos entrepreneur.e.s à les saisir. Ce qu’ils font généralement très bien !

Outre les missions à l’étranger, que propose hub.brussels Invest & Export ?

G.B. : Outre le programme d’actions, qui reprend les divers salons et missions, nous sommes également le point de contact des différentes Chambres de Commerce de par le monde. Pour un pays de grande exportation comme le nôtre, il faut s’assurer d’avoir également une très bonne communication entre nos trois régions, ce à quoi nous veillons au jour le jour.

Avec les équipes Invest, nous accueillons également des délégations étrangères et de potentiels investisseurs à Bruxelles. De même, nous invitons régulièrement des acheteurs étrangers, par le biais de diverses actions.Nous prenons également part à des salons internationaux en y organisant des stands collectifs belges/bruxellois.

Enfin, nous effectuons une veille quotidienne du marché, de façon à déterminer quels sont les secteurs pertinents pour nos entreprises, mais aussi dans quel pays il est bon d’exporter.

Si vous deviez résumer vos services en trois mots ?

G.B. : Je dirais conseil, mise en réseau et information. Mais surtout, gratuité pour une expertise pointue, à votre service !

Vous avez un projet d’exportation ? Vous souhaitez prendre part à l’une de nos missions? Découvrez notre Agenda Export 2019!


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